La liberté de la création face à l’oppression
Munich, janvier 1933. L’Allemagne bascule. Les cabarets bruissent d’effervescence artistique, ils sont un lieux de satire politique et d’expérimentation, d’ironie et de contestation. Mais l’arrivée de Adolf Hitler au pouvoir met fin à cette vitalité. Les cabarets sont fermés, les artistes surveillés. Le jazz, les musiques écrites par des compositeurs juifs, communistes ou « dégénérés » sont interdites par la loi.
Musiques interdites fait revivre cet héritage recréant l’atmosphère d’un cabaret de l’entre-deux-guerres, où l’humour, la poésie et la musique deviennent formes de résistance. Derrière la légèreté des chansons, affleure une époque de peur et répression.
Pour mener cette soirée, deux maîtresses de cérémonie à la verve mordante : Lucile Richardot et Éléonore Pancrazi. Elles redonnent voix à toute une génération d’artistes dont la créativité avait fait de la scène allemande des années 1920 un laboratoire d’une modernité exceptionnelle.
Faire entendre aujourd’hui ces musiques c’est rappeler la force subversive de l’art. Car lorsque la barbarie cherche à faire taire les voix, la scène devient un lieu de courage et de liberté.
Musiques de Ernst Křenek, Gideon Klein, Hanns Eisler, Erwin Schulhoff, Salomone Rossi, Alban Berg, Gioan Pietro Del Bueno, Paul Dessau, Viktor Ullmann, Zikmund Schul, Ilse Weber, Friedrich Holländer et Kurt Weill
Théâtre de Caen, Mémorial de Caen, La Cité Bleue Genève





